Une maison en bois et paille
Après la tente, bien sympathique en période estivale, il faut penser à un abri un peu plus apte à affronter les frimas hivernaux et à protéger ainsi toute personne du chantier de la bise et de la pluie en cas de temps de m...ouise.
Je m'attelle donc à la construction de la serre de jardin qui servira dans un premier temps de cabane de chantier.
Après avoir obtenu l'accord de la mairie, je m'en vais donc débuter ce petit chantier qui a une surface au sol de 18m².
Suite à un petit terrassement de quelques heures à la pelle de jardin en début de semaine, pour mettre tout ça à peu près de niveau ( c'est pas non plus de la marqueterie ), j'ai eu aujourd'hui la précieuse aide de mon ami Luis ( formé à la maçonnerie par p'tit Louis ), ainsi que celle de Marjorie et Robin ( mon épouse et mon fils ). On a donc commencé à couler du béton de ciment dans les pneus...explications : comme vous allez pouvoir le constater sur les photos ci-dessous, le soubassement est une belle lignée de pneus (prendre des pneus de même épaisseur, à peu près ), récupérés chez le garagiste du coin ( du reste très satisfait que je le débarrasse de 35 pneus usagés qui lui auraient coûté 1€76 pièce, à recycler) , que l'on remplit de béton ( gravier+sable+ciment+eau ).

Ci-dessus, le cadre en pneus avant remplissage

Ci-dessus encore, petit détail technique, est enfoncé au milieu de chaque pneu, un fer à béton de diamètre 10mm et de longueur 50 cm, légèrement à l'oblique, pour être "anti-arrachement".

Ci-dessus toujours, une moitié des pneus sont remplis de béton, les autres ne sont remplis que de gravier. Le chantier s'arrête pour aujourd'hui, ben oui, y'en a plus..... de gravier!!!
Petit tour à la carrière du bled et c'est reparti, on a fini de couler le ciment dans les pneus, attendu quelques jours que ça sèche (superbe temps pour faire du ciment en ce moment!) et enchaîné sur la charpenterie que voici.
Il faut soigner la mise à niveau des lisses basses, ça peu être un peu long si on a négligé la mise à niveau du terrassement (ce qui a été mon cas vu que j'ai fait ça à la pelle à main), mais c'est indispensable pour la suite des travaux. Ici, la lisse basse est en 5cm*15cm (section des bastaings) posés à plat sur les pneus. J'ai donc dû faire du gros calage mais le résultat vaut le coup. Sous les 5*15, j'ai mis un reste de bande plastique spéciale ossature bois (de récup') qui stoppe les remontées d'humidité (à agrafer sur les champs de la lisse). Les bastaings sont fixés avec des gougeons à frapper de longueur adéquate (+ de 100mm) ou avec des tiges filetées (figées dans le ciment au moment du coulage) + écrous, en cas de hauteur de calage trop importante. Donc on perce le bois + le ciment , tous les mètres, avec un perforateur équipé d'un forêt béton et on tape les gougeons.



Ensuite, c'était le montage des demi-fermes de petites section (27mm*100mm). Tout est assemblé à la vis à placo de (45mm ou 55mm). D'abord on visse des petites cales à plat (photo ci-dessus) tous les 60cm environ, ce qui détermine les emplacements des demi-fermes et facilite leur pose. Puis on visse les montants verticaux avant et arrière (qui viennent se bloquer contre les cales), suivi du vissage de la traverse horizontale (entrait) et de la traverse biaise (chevron).J'avais tout coupé à longueur avant :poteau avant 2m, poteau arrière 2,30m, entrait et chevron 3m.

Il est aussi indispensable de mettre à différents endroits des morceaux de bois à 45°, autrement appelés "contreventements", qui, comme leur nom l'indique, servent à contrer la poussée du vent.
lors de ce grand week-end de bricolage en famille, on a aussi vissé le platelage en OSB3 du toit sur les chevrons.
Marjorie s'est chargée de l'agrafage de la bâche pour bassin de 0,5mm sur le pourtour en 5*5 que j'avais préalablement vissée par dessus à travers l'OSB.

Après on a commencé le vissage des voliges (15mm*200mm) sur les montants. Il faut un recouvrement d'environ 3 cm pour avoir une belle construction sans trop de perte.

C'est Robin qui a fait du super boulot et qui nous a bien aidé tout au long de la journée.

Voila à peu près ou on en était dimanche 28 septembre au soir...
...et voici où nous en sommes ce jeudi 8 octobre:
Toutes les voliges on été vissées. J'ai choisi de fixer des plaques de polycarbonate du côté de la serre ou pousseront, ces prochaines années, de mars à décembre, de belles courgettes et de juteuses tomates...enfin j'espère. C'est un matériau facile à couper à la circulaire et aisé à percer, de plus il est assez rigide, bon marché et incassable. Après avoir vissé des petits tasseaux sur les montants de la serre, j'ai percé et boulonné les plaques sur ces tasseaux.
vue de dedans:
vue de dehors:
Il ne restait plus qu'à fabriquer une petite porte, sur laquelle on a passé un peu de peinture, et ça y'est, l'abri en dur pour passer l'hiver est hors d'eau et hors d'air (à peu près quoi...). On va l'amménager au fur et à mesure, pour en faire une petit coin chaleureux, pas par la température mais par son ambiance.
Voici l'intérieur de la cabane, à l'heure du déjeuner:

Viendra un peu plus tard la végétalisation du toit, une fois que le terrassement aura commencé et qu'il y aura de la bonne terre disponible à étaler sur la bâche...
...
Ca y'est, le terrassier étant venu pour faire le chemin d'accès, je lui ai pris un peu de géotextile que nous avons agrafé sur les planches de rives du toit. On en a mis 2 épaisseurs puis ensuite on a déroulé des rouleaux de brande (c'est de la bruyère qui est ligotée avec du fil de fer) sur tout ça, pour faire une accroche pour la terre afin d'éviter qu'elle ne glisse dans le bas du toit.

Maintenant, il ne reste plus qu'à y monter quelques dizaines de seaux de terre, y planter quelques sédums, et observer tranquillement la vie s'installer sur le toit de notre belle serre de jardin.
16 octobre 2009:

Voici la petite extension en cours de construction
La méthode de fabrication est simple : 2 plots en ciment dans des pneus usagés, 2 poteaux en chataignier, 2 liens en sapin rachetés au boulanger bio du Louroux Béconnais qui fait des pains merveilleux dans un four à bois de 100 tonnes bâti l'été dernier par un des derniers artisans Français du genre. Pour découvrir ses pains, galettes et autres brioches, je vous invite à visiter son site : http://www.fournil-milandrie.fr/
Mais revenons à notre extension donc, une sablière, un faitage et des chevrons en douglas, un bardage côté nord en sapin du boulanger, et il me reste à faire la couverture de la même façon que la serre attenante.
Voila plus de 2 ans qu'on a fabriqué la serre, voici un petit état des lieux du toit végétal :
Tout pousse très bien, j'ai récupéré différents sédums à doite à gauche et ils colonisent doucement mais sûrement toute la surface du toit.
Aucune fuite à déclarer pour l'instant dans la serre.
Le petit appenti attenant est aussi végétalisé, j'ai mis cette fois une couche de terre plus épaisse, avec de l'herbe et sans sedum.